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Trou 19 La lettre

Mon partenaire de jeu le plus régulier a 61 ans et joue sur un parcours dessiné dans une ancienne carrière : deux montées sérieuses, une descente qu’on prend en biais, et un retour au 18 qui grimpe encore. Il a marché ses 18 trous pendant vingt ans. L’année dernière, il a commencé à prendre une voiturette une fois sur deux, puis trois fois sur quatre, et il a fini par me dire la phrase que personne n’aime prononcer : « je crois que je vais passer aux 9 trous. »

Il n’y est pas passé. Il a acheté un chariot électrique en novembre, en promotion, sans vraiment savoir ce qu’il achetait. Il a eu de la chance, la machine lui convient. Mais quand je lui ai demandé combien pesait la pièce la plus lourde à sortir de son coffre, il ne le savait pas — et c’est précisément le chiffre qui décide si un chariot sert toutes les semaines ou finit contre le mur du garage.

C’est le plus gros achat périphérique de cette niche, entre 800 et 2 500 € selon la famille. À ce prix, on mérite mieux qu’une liste de fonctions.

À qui un chariot change vraiment la vie

Le bénéfice d’un chariot électrique n’est pas de « faciliter le golf ». Il est beaucoup plus étroit que ça, et beaucoup plus décisif pour ceux qu’il concerne.

Porter un sac complet, c’est une dizaine de kilos sur une épaule pendant quatre heures et six à huit kilomètres. Le corps encaisse très bien pendant douze trous. C’est après que tout se joue : la fatigue ne dégrade pas le swing de façon uniforme, elle attaque d’abord la rotation du buste et la stabilité des jambes — précisément ce dont vous avez besoin sur les trous les plus longs, qui arrivent rarement au début.

Trois situations font basculer la décision. Le parcours vallonné : chaque montée avec dix kilos sur l’épaule consomme une réserve que vous n’aurez plus au 16. Le dos fragile — hernie ancienne, lombaires sensibles, épaule opérée : là, le chariot n’est plus un confort mais la condition pour continuer à jouer 18 trous. Et l’âge qui fait son travail : à 55 ou 60 ans, on ne récupère plus entre deux parties comme à 35, et un joueur qui rentre lessivé le dimanche joue moins souvent.

Le point commun de ces trois cas, c’est que le chariot ne vous fera pas mieux jouer les six premiers trous. Il vous rendra les six derniers.

À l’inverse, il y a des joueurs pour qui c’est de l’argent mal placé. Si vous jouez sur un parcours plat, si vous marchez sans gêne et si vous rentrez frais, un chariot électrique ne vous apportera pas grand-chose qu’un trois roues manuel ne vous donne déjà pour cinq à dix fois moins cher. Si vous jouez surtout 9 trous, l’arbitrage penche encore davantage vers le manuel. Et si vous prenez systématiquement une voiturette, la question ne se pose pas : vous n’avez pas un problème de portage, vous avez fait un autre choix de jeu.

Mon conseil : avant de comparer des modèles, comptez sur votre carte de score les trous où vous avez perdu des coups. Si la casse est concentrée sur les cinq derniers, la fatigue est un vrai sujet et le chariot se rentabilise en points. Si elle est répartie, votre problème est ailleurs — et il coûte moins cher à traiter.

Ce qu’on transporte compte autant que la façon de le transporter : un sac allégé de trois clubs devenus inutiles, c’est du poids en moins et de l’autonomie en plus. Si votre série date, l’outil ci-dessous élimine les catégories qui ne correspondent pas à votre jeu.

Outil — 20 secondes

Quelle série pour votre jeu

Il ne désigne aucune marque, et c’est volontaire : les modèles changent chaque saison, les critères non. Il sert surtout à repérer les clubs que vous traînez sans les jouer. Deux fers longs sortis du sac, c’est un kilo de moins et une batterie qui finit le parcours.

Chariot électrique de golf : le comparatif des trois familles

Le mot « chariot » recouvre trois objets très différents, dont un seul règle vraiment le problème des montées.

Le chariot manuel trois roues

Pas de moteur, pas de batterie, rien à charger. Le sac repose sur un châssis, vous poussez. Le bénéfice est immédiat et total sur un point : le poids quitte votre épaule. C’est de loin le gain le plus important de toute cette catégorie, et il est accessible pour le prix d’un demi-plein de balles de practice sur une saison.

C’est aussi le seul modèle qui ne tombe jamais en panne et qui se range dans n’importe quel coffre. Sur un parcours plat, le joueur qui achète un électrique alors qu’un trois roues suffisait paie mille euros pour un problème qu’il n’a pas.

Idéal pour : Parcours plats et budget maîtrisé

Chariot de golf manuel trois roues

4.3/5 notre avis
  • Supprime immédiatement le poids sur l'épaule, ce qui est l'essentiel du bénéfice
  • Rien à charger, rien à hiverner, aucune panne électronique possible
  • Se plie plus compact et plus vite que la plupart des modèles motorisés
  • Se revend facilement et se déprécie peu

Le défaut : Il ne fait rien pour vous dans une montée : vous poussez toujours dix kilos en côte, et dans une descente prononcée vous le retenez à bout de bras. Sur un parcours réellement vallonné, il déplace le problème sans le résoudre.

Budget indicatif

90 à 250 €

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Le chariot électrique poussé

Un moteur sur les roues, un guidon avec réglage de vitesse, et vous accompagnez la machine plutôt que de la pousser. C’est la famille qui annule vraiment les montées, et c’est celle que je recommande par défaut à quelqu’un dont le parcours grimpe.

La sensation surprend au début : on n’a plus rien à faire, sinon marcher et corriger la trajectoire. Sur les trois ou quatre premiers trous, on se demande si l’achat était justifié. On comprend au 14, dans la deuxième montée, quand on arrive à la balle sans souffler.

Idéal pour : Parcours vallonnés et dos sensibles

Chariot électrique de golf à guidon

4.5/5 notre avis
  • Annule réellement l'effort des montées, ce qui est le seul bénéfice mécanique de la catégorie
  • Les bons modèles freinent en descente, ce qui compte autant que la traction
  • Réglage de vitesse au pouce, sans lâcher le guidon
  • Batterie souvent amovible, donc remplaçable sans changer de chariot

Le défaut : Le poids batterie incluse est presque toujours plus élevé qu'annoncé sur la fiche, parce que la batterie y est comptée à part. C'est le premier motif d'abandon : un chariot qu'on peine à charger dans le coffre finit par rester au garage.

Budget indicatif

500 à 1 400 €

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Le chariot suiveur télécommandé

Il avance seul, vous le dirigez à la télécommande ou il vous suit. Les mains libres, l’objet fait son effet sur le parking. Le confort est réel, et pour un joueur qui a mal à l’épaule ou au poignet, ne rien tenir du tout n’est pas rien.

Mais soyons honnêtes sur le rapport prix-bénéfice : entre un bon poussé et un suiveur, la différence de fatigue en fin de parcours est faible. Vous payez souvent le double pour du confort d’usage, pas pour un gain physique — et vous ajoutez une pièce à charger, une télécommande à ne pas perdre, une électronique plus délicate à réparer.

Idéal pour : Mains totalement libres et gêne à l'épaule ou au poignet

Chariot de golf suiveur télécommandé

4.1/5 notre avis
  • Libère complètement les mains, ce qui soulage une épaule ou un poignet douloureux
  • Le suivi automatique évite d'avoir à repositionner le chariot à chaque coup
  • Confort réel sur les longues traversées entre un green et le départ suivant

Le défaut : Le surcoût par rapport à un bon chariot poussé n'achète presque aucun gain physique supplémentaire. Ajoutez une télécommande à recharger et à ne pas égarer, et une électronique dont la réparation hors garantie coûte cher. À budget égal, un poussé plus léger avec une meilleure batterie est un meilleur achat.

Budget indicatif

1 200 à 2 500 €

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La batterie, le vrai sujet

Tout le reste est du châssis. La batterie, elle, est la pièce qui se dégrade, qui coûte cher à remplacer et qui décide de ce que votre chariot vaudra dans cinq ans. C’est aussi celle dont les fiches techniques parlent le moins clairement.

La technologie d’abord. Le lithium a remplacé le plomb sur presque tout le marché, et pour de bonnes raisons : il pèse beaucoup moins pour la même énergie, se recharge plus vite, encaisse davantage de cycles et supporte mieux les charges partielles. Le plomb subsiste sur des modèles d’entrée de gamme et sur l’occasion ancienne. Il fonctionne, il coûte moins cher à l’achat, mais il est lourd — et le poids, on va y venir, est le critère qui décide de l’usage réel.

L’autonomie annoncée ensuite, et c’est là que ça se complique. Un fabricant annonce un nombre de parcours. Ce chiffre est un plafond obtenu dans les conditions les plus favorables : terrain plat, sac léger, batterie neuve, température douce. Votre réalité, c’est un parcours qui monte, un sac chargé de trente balles et d’une bouteille, une batterie qui a deux saisons, et un matin de mars à 6 °C. Chacun de ces facteurs prend sa part ; additionnés, ils font l’écart entre l’annonce et le terrain. D’où la règle pratique : prenez de quoi faire plus que ce que vous jouez. Cette marge n’est pas du confort, c’est ce qui évite de finir en poussant une machine éteinte — plus pénible que de porter son sac.

La durée de vie se compte en cycles, pas en années. Le lithium en encaisse un grand nombre, mais ce nombre se consomme plus vite si la batterie est régulièrement vidée à fond, laissée à plat des semaines, ou stockée dans le froid. Deux joueurs avec le même chariot peuvent, au même âge d’usage, avoir l’un une batterie qui tient encore et l’autre une batterie morte. La différence n’est pas dans la marque, elle est dans l’hivernage.

Le remplacement, enfin, est la question à poser avant d’acheter, pas après. Trois points : la batterie est-elle amovible sans démontage ; le fabricant la vend-il seule ; à quel prix. Un chariot dont la batterie est intégrée au châssis ou introuvable au détail est un chariot jetable qui coûte mille euros. Si vous ne trouvez pas la batterie en vente séparée sur le site du fabricant, considérez ce modèle comme éliminé.

Idéal pour : Prolonger un chariot plutôt que le remplacer

Batterie de rechange pour chariot de golf

4.2/5 notre avis
  • Rend au chariot son autonomie d'origine pour une fraction du prix d'un neuf
  • Une deuxième batterie permet d'enchaîner deux parcours dans la journée, en séjour notamment
  • Le lithium se recharge assez vite pour être prêt entre deux départs matinaux

Le défaut : La compatibilité est loin d'être universelle : connecteur, tension et logement varient d'un fabricant à l'autre, et une batterie générique peut annuler la garantie du chariot. Vérifiez la référence exacte auprès du fabricant avant de commander, ou achetez chez lui.

Budget indicatif

150 à 450 €

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Mon conseil : posez au vendeur une seule question, et écoutez bien la réponse. « Combien coûte la batterie seule, et sous combien de jours l’avez-vous ? » Un revendeur sérieux répond en trente secondes. Une hésitation vous dit tout ce qu’il faut savoir sur le service après-vente.

Le poids et le pliage : le critère qu’on découvre trop tard

Voilà le paragraphe que j’aurais aimé lire avant que mon partenaire n’achète.

Un chariot s’utilise quelques dizaines de fois par an. À chaque fois, il faut le sortir du coffre, le déplier, le charger, puis tout refaire en sens inverse — souvent fatigué, parfois sous la pluie. Ce geste répété pèse plus lourd dans l’usage réel que n’importe quelle caractéristique moteur.

Deux chiffres comptent, et ce ne sont pas ceux qu’on met en avant. Le premier est le poids de la pièce la plus lourde soulevée d’un seul mouvement, batterie comprise : beaucoup de fiches annoncent un poids total séduisant en excluant la batterie, qui pèse pourtant bel et bien dans la main. Le second est le nombre de gestes du pliage. Un modèle qui se plie en un mouvement et tient debout seul se range en dix secondes ; un modèle qui exige de retirer la roue avant, d’ôter la batterie, puis de replier deux articulations dans le bon ordre demande deux minutes — et devient, sans que vous le décidiez, la raison pour laquelle vous prendrez une voiturette.

Le pliage se juge en magasin, pas sur une photo. Faites-le vous-même, deux fois, sans aide du vendeur. Et mesurez votre coffre avant de partir : la cote pliée est un volume, votre coffre a une ouverture, et les deux ne se rencontrent pas toujours.

Mon conseil : si vous hésitez entre deux modèles et que l’un est plus léger d’un ou deux kilos, prenez le plus léger même s’il a moins de fonctions. Le chariot le plus performant du monde ne sert à rien s’il reste dans le garage.

La compatibilité avec le sac

Un chariot et un sac ne se marient pas automatiquement, et c’est une mauvaise surprise fréquente.

Les sacs trépied à base étroite s’assoient mal sur les châssis prévus pour des sacs de chariot à base plate : le sac vrille dans les virages, l’appui travaille, et on resserre les sangles à chaque trou. À l’inverse, un gros sac de tournoi peut dépasser en hauteur et gêner le pliage.

Trois vérifications suffisent. La base repose-t-elle à plat sur le berceau inférieur. La sangle haute passe-t-elle sans écraser une poche latérale. Et le sac sanglé laisse-t-il l’accès aux poches à balles et à boisson, celles qu’on ouvre vingt fois par partie. Si l’une des réponses est non, changez de sangles avant de changer de sac.

Idéal pour : Stabiliser un sac qui vrille sur son châssis

Sangles de fixation pour sac de golf

4.0/5 notre avis
  • Corrige pour quelques dizaines d'euros un défaut d'appui qui gâche chaque partie
  • Les modèles à cliquet tiennent mieux qu'un élastique sur terrain accidenté
  • Se remplacent en cinq minutes, sans outil

Le défaut : Aucune sangle ne rattrapera un sac fondamentalement trop large ou trop étroit pour le berceau. Si le sac ne pose pas à plat, la sangle ne fait que masquer le problème et l'appui continuera à travailler.

Budget indicatif

15 à 45 €

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Le frein de descente

C’est la fonction la plus sous-estimée du marché, et celle qui distingue le plus nettement un chariot correct d’un chariot qui vous fatigue autrement.

Un chariot chargé qui descend accélère. Sans frein, c’est vous qui le retenez, bras tendus, en freinant des talons : vous avez remplacé un effort de montée par un effort de descente, et sur les genoux la descente est souvent la plus traumatisante des deux. Chez quelqu’un qui achète justement son chariot pour ménager son dos, l’effet est contre-productif.

Un frein électronique qui maintient une vitesse constante en pente change tout : on marche, la machine descend à votre allure, vous ne tenez plus rien. Sur un parcours vallonné, c’est éliminatoire. Sur un parcours plat, la fonction ne sert pas assez pour justifier le surcoût.

Ce qui ne marche pas

Payer pour l’écran et la connectivité. Compteur de distance, carte GPS embarquée, application qui enregistre le parcours : ces fonctions ajoutent facilement quelques centaines d’euros. Votre téléphone les fait déjà, souvent mieux, et un télémètre laser donne une distance autrement plus fiable qu’un écran de guidon. En pratique, cet écran sert à regarder le niveau de batterie.

Choisir sur la vitesse maximale. Aucun golfeur ne marche vite. Ce qui compte est la finesse du réglage aux allures lentes et la capacité à tenir une vitesse constante en côte, pas le chiffre en haut de l’échelle.

Acheter un modèle dont la batterie n’est pas vendue séparément. C’est l’erreur la plus coûteuse de cette page. Un chariot à 1 200 € dont la batterie est introuvable au détail devient un déchet le jour où elle lâche, et ce jour arrive.

Croire qu’un chariot remplace une préparation physique. Il supprime le portage, pas les six kilomètres. Le chariot rend les 18 trous possibles, il ne soigne rien.

Se laisser convaincre par le suiveur sans avoir essayé un poussé. En magasin, le suiveur impressionne. Sur le parcours, l’écart de fatigue avec un bon poussé est minime — et vous avez payé le double.

Le comparatif famille par famille

FamilleBénéfice réelPoids et encombrementBudget indicatifPour qui
Manuel trois rouesSupprime le poids sur l’épaule, rien de plusLe plus léger, pliage compact et rapide90 – 250 €Parcours plat, joueur sans gêne physique, budget serré
Électrique poussé, sans freinAnnule l’effort de montéeIntermédiaire, batterie souvent amovible500 – 900 €Parcours peu vallonné, premier passage à l’électrique
Électrique poussé, avec freinAnnule la montée et la descenteIntermédiaire à lourd selon la batterie800 – 1 400 €Parcours vallonné, dos sensible — le meilleur achat de la catégorie
Suiveur télécommandéMains libres, confort d’usageSouvent le plus lourd et le plus encombrant1 200 – 2 500 €Gêne à l’épaule ou au poignet, budget confortable

Ces fourchettes sont éditoriales et servent à situer une offre, pas à négocier. Un prix très en dessous de la fourchette basse de sa famille signale presque toujours une batterie au plomb, un châssis léger en plastique, ou l’absence de frein — vérifiez lequel des trois avant de vous réjouir.

L’entretien et l’hivernage

Un châssis ne demande presque rien : de l’eau claire sur les roues après un parcours boueux, un contrôle du serrage des axes deux fois par saison, un peu de dégrippant sur les articulations quand elles durcissent. C’est la batterie qui réclame de l’attention, et c’est elle qu’on néglige.

Trois habitudes suffisent à doubler sa durée de vie utile. Ne pas la stocker vide : une batterie lithium laissée à plat des semaines peut descendre sous le seuil où le circuit de protection refuse de la réveiller, et à ce stade elle est perdue. La sortir du froid — le garage non chauffé et le coffre de la voiture sont les deux endroits les plus utilisés et les deux pires. La remettre en charge une fois au milieu de l’hiver, même si le chariot ne sert pas.

Le reste tient en vingt minutes, en novembre : batterie rentrée, contacts nettoyés à sec, roues rincées, châssis rangé plié au sec, sous housse si le local est humide.

Idéal pour : Stockage hivernal et transport en coffre

Housse de protection pour chariot de golf

3.9/5 notre avis
  • Évite de retrouver un châssis piqué de rouille et des contacts oxydés au printemps
  • Protège le coffre de la voiture de la terre des roues
  • Se plie dans une poche du sac pour les parcours annoncés pluvieux

Le défaut : Une housse posée sur un chariot encore humide fait exactement l'inverse de ce qu'on attend d'elle : elle enferme l'humidité contre le métal. Séchez avant de couvrir, sinon abstenez-vous.

Budget indicatif

20 à 60 €

Voir le prix sur Amazon

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Occasion ou neuf

L’occasion est un bon plan à une seule condition, toujours la même : la batterie.

Un châssis vieillit très lentement — roues, articulations et moteur encaissent des années sans se plaindre. La batterie, elle, se consomme en cycles, et un chariot vendu d’occasion l’est souvent parce que la sienne commence à faiblir. Le vendeur ne ment pas nécessairement : il n’a simplement jamais compté ses parties.

Demandez la date d’achat de la batterie, le nombre approximatif de parcours, et vérifiez que le modèle est encore suivi par le fabricant. Puis essayez sur place : pliage, dépliage, mise en route, comportement en pente si le terrain le permet. Si le vendeur ne peut pas dater la batterie, considérez qu’elle est à changer, retirez son prix de remplacement du montant demandé et proposez ce chiffre. À ce compte-là, l’occasion reste souvent excellente — un bon châssis à moitié prix avec une batterie neuve vaut mieux qu’un neuf d’entrée de gamme.

Le neuf se justifie sur deux points : la garantie, qui compte sur une pièce électronique, et le fait de savoir exactement ce qu’on achète. Si votre dos est le motif de l’achat et votre parcours vallonné, ne prenez aucun risque sur le frein — neuf, essayé, garanti.

La liste avant de commander

Un chariot mal choisi l’est presque toujours pour une raison qu’on aurait pu vérifier en magasin, en dix minutes. Cochez celles-ci avant de valider quoi que ce soit.

Liste à cocher — conservée sur votre appareil

Avant d'acheter votre chariot de golf

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Par quoi commencer

Sortez sur votre parcours habituel avec votre carte de score et regardez où vous perdez vos coups. Si la casse est concentrée sur les cinq derniers trous, la fatigue est votre vrai sujet et un chariot se rentabilise vite. Sinon, gardez votre argent : il ira mieux ailleurs.

Ensuite, allez en magasin sans intention d’acheter le jour même, avec votre sac dans le coffre et un mètre dans la poche. Pliez, dépliez, soulevez, mesurez. Le chariot que vous choisirez ainsi ne sera pas le plus impressionnant du rayon, et c’est très bien.

Pour situer cet achat dans l’ensemble de votre équipement, le guide de l’équipement de golf reprend les arbitrages poste par poste. Si vous hésitez encore sur ce qui mérite votre budget cette saison, comparez avec le télémètre laser, qui coûte cinq fois moins cher et change davantage vos décisions sur le parcours. Ceux qui débutent trouveront dans le choix d’une première série l’ordre de priorité des achats — le chariot y arrive plus tard qu’on ne le croit. Si votre motivation est de tenir 36 trous par jour en vacances, le guide du voyage golf explique quand louer sur place plutôt que d’emporter son matériel. Et si votre dos vous gêne dans le geste lui-même, ce n’est pas un chariot qu’il vous faut mais un vrai diagnostic : le fitting et son prix vous dira si vos clubs y sont pour quelque chose.

Questions fréquentes

Chariot électrique de golf : que retenir du comparatif des trois familles ?
Le chariot manuel trois roues reste le meilleur rapport bénéfice-prix pour un parcours plat : il supprime le poids sur l'épaule, ne tombe jamais en panne et coûte une fraction du reste. Le chariot électrique poussé — celui qu'on accompagne, freins et vitesse au guidon — est le vrai choix utile en terrain vallonné : c'est lui qui annule les montées, et c'est là que se trouve l'essentiel du bénéfice. Le chariot suiveur télécommandé ajoute un confort réel mais coûte souvent le double pour un gain qui n'est plus mécanique, seulement pratique. Si votre budget est serré, mettez-le dans une meilleure batterie et un meilleur pliage, pas dans la télécommande.
Quelle autonomie réelle attendre d'un chariot électrique sur un parcours vallonné ?
Prenez l'autonomie annoncée par le fabricant et considérez-la comme un plafond obtenu à plat, sac léger, batterie neuve, par temps doux. Sur un parcours vallonné, avec un sac chargé et une batterie qui a deux hivers, la réalité est nettement en dessous. Le froid coûte encore une part de capacité, et c'est en janvier qu'on s'en aperçoit. La règle pratique : choisissez une batterie annoncée pour un parcours de plus que ce que vous jouez réellement. Si vous jouez 18 trous, prenez de quoi en faire davantage sur le papier. Cette marge n'est pas du luxe, c'est ce qui vous évite de finir en poussant une machine morte.
Combien de temps dure la batterie d'un chariot de golf ?
On ne raisonne pas en années mais en cycles de charge, c'est-à-dire en parties. Le lithium encaisse bien plus de cycles que le plomb, se recharge plus vite et perd moins vite sa capacité si on ne le laisse pas vide des mois. Concrètement, une batterie lithium bien traitée passe plusieurs saisons complètes ; une batterie maltraitée, stockée à plat dans un garage gelé, se dégrade en un hiver. Le vrai sujet n'est donc pas la durée mais le remplacement : avant d'acheter, vérifiez que la batterie se remplace séparément, qu'elle est vendue seule chez le fabricant, et à quel prix. C'est ce qui décide de la valeur de votre chariot à cinq ans.
Chariot suiveur télécommandé ou chariot électrique classique ?
La question se tranche sur votre dos, pas sur votre envie. Un chariot poussé à assistance électrique supprime l'effort de traction et gère la descente : c'est lui qui rend les 18 trous à nouveau jouables quand les montées sont devenues pénibles. Le suiveur ajoute la liberté des mains et la possibilité de marcher devant, ce qui est agréable et parfois utile quand on porte déjà une gêne à l'épaule ou au poignet. Mais il coûte plus cher, pèse souvent plus lourd, et sa télécommande est une pièce de plus à charger, à perdre et à faire réparer. Pour un premier chariot, le poussé est le choix raisonnable.
Quel poids maximum pour un chariot qu'on sort seul du coffre ?
Le chiffre qui compte n'est pas le poids total du chariot, mais celui de la pièce la plus lourde à soulever d'un seul geste, batterie comprise si elle reste solidaire. Beaucoup de fiches techniques annoncent un poids total flatteur en excluant la batterie, qui pèse pourtant dans la main. Avant d'acheter, cherchez le poids batterie incluse, puis demandez-vous si vous le soulèverez à bout de bras au-dessus d'un seuil de coffre, un matin d'hiver, après quatre heures de marche. Un chariot légèrement moins puissant mais dix pour cent plus léger sera utilisé deux fois plus souvent. C'est le critère qui décide de tout à l'usage.
Le frein de descente est-il vraiment indispensable ?
En terrain vallonné, oui, et c'est le critère le plus sous-estimé de la catégorie. Sans frein, un chariot chargé prend de la vitesse dans une pente et vous le retenez au guidon : vous avez remplacé l'effort de montée par un effort de descente, souvent plus traumatisant pour le dos et les genoux. Un frein électronique qui retient la machine à vitesse constante change complètement la sensation, et c'est ce qui distingue un chariot correct d'un chariot qui vous fatigue autrement. Sur un parcours plat, la fonction sert peu et ne justifie pas de payer plus. Regardez le profil de votre parcours habituel avant de trancher.
Faut-il acheter son chariot électrique de golf d'occasion ?
L'occasion est intéressante à une condition : que la batterie soit récente ou remplaçable à un prix connu. Un chariot d'occasion, c'est un châssis qui vieillit lentement et une batterie qui vieillit vite. Demandez l'âge de la batterie, le nombre approximatif de parties, et vérifiez que le modèle est encore suivi par le fabricant. Faites l'essai complet sur place : pliage, dépliage, mise en route, tenue de la roue avant. Si le vendeur ne peut pas dire quand la batterie a été achetée, considérez qu'elle est à remplacer et retirez ce montant du prix. À ce compte-là, l'occasion reste souvent une bonne affaire.
Comment hiverner la batterie de son chariot de golf ?
Une batterie lithium se stocke chargée, pas pleine à ras bord ni vide, dans une pièce hors gel. Le garage non chauffé et le coffre de la voiture sont les deux pires endroits, et ce sont les deux plus utilisés. Sortez-la du chariot, rentrez-la, et remettez-la en charge une fois pendant l'hiver plutôt que de la laisser se vider seule jusqu'à zéro. Une batterie descendue à plat et laissée ainsi trois mois peut ne jamais retrouver sa capacité. Profitez de la pause pour nettoyer les contacts, vérifier le serrage des roues et ranger le châssis à sec : c'est vingt minutes en novembre contre une saison gâchée en mars.

Qui a écrit cet article

Baptiste S.

Fondateur et rédacteur · bs-media

Je joue en amateur, le week-end, avec l'index de quelqu'un qui progresse par paliers et régresse à chaque hiver. Ce site est né d'un constat simple : sur le matériel et les services autour du golf — simulateurs, fitting, séjours — presque tout ce qu'on lit en français est écrit par quelqu'un qui vend le produit. Je publie ici ce que j'ai testé, mesuré ou fait chiffrer, avec les chiffres et les devis. Je ne suis pas enseignant : dès qu'il s'agit du geste, je renvoie à un pro.

  • Je teste avant d'écrire, ou je dis clairement que je n'ai pas testé.
  • Je nomme ce qui ne vaut pas son prix, y compris quand ça se vend très bien.
  • Aucun tarif n'est donné comme définitif : les fourchettes sont indicatives et datées.
  • Sur le geste et la technique, je renvoie à un enseignant. Ce n'est pas mon métier.

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