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Trou 19 La lettre

Un partenaire de partie m’a tendu son télémètre l’an dernier sur un par 3 en descente. J’ai visé le drapeau, l’appareil a affiché un chiffre, j’ai pris le club correspondant et je suis parti douze mètres derrière le green.

L’appareil n’était pas en cause. Il avait accroché la haie derrière le green, pas le mât, et rien dans le viseur ne me l’avait signalé. Aucune vibration, aucun repère : juste un nombre, affiché avec le même aplomb qu’il aurait affiché le bon.

C’est exactement le problème de cette catégorie de produit. Tous les télémètres affichent une distance. Très peu vous disent de quoi elle est la distance. Et entre un appareil à 90 € et un appareil à 300 €, ce n’est presque jamais la précision de la mesure qui change — c’est la confiance que vous pouvez accorder au chiffre.

Ce qu’un laser mesure, et ce qu’un GPS ne mesurera jamais

Les deux appareils répondent à des questions différentes, et c’est pour ça que les opposer n’a pas de sens.

Un télémètre laser envoie une impulsion vers ce que vous visez et mesure le temps de retour. Il donne donc une distance vers une cible précise, choisie par vous : le drapeau, le bunker qu’il faut passer, l’arbre au coin du dogleg, le bord avant du green quand la broche est devant. C’est une mesure directe, et sa précision est de l’ordre du mètre sur une cible correctement accrochée.

Un GPS, montre ou boîtier, ne mesure rien du tout. Il calcule votre position et la compare à une cartographie du parcours enregistrée à l’avance. Il vous donne donc des distances vers des points prédéfinis : avant, centre et fond de green, obstacles répertoriés. Il ne sait pas où est le drapeau aujourd’hui — sauf si quelqu’un a saisi la position du jour, ce qui est rare en France sur les parcours de club.

C’est là que se loge tout l’écart. J’ai relevé la chose sur un parcours que je connais bien, en notant pendant six sorties la différence entre le centre du green annoncé par une montre et la distance réelle au mât mesurée au laser. L’écart allait de trois mètres les jours où les broches étaient centrales à quatorze mètres sur les greens profonds avec drapeau au fond. Quatorze mètres, c’est un club et demi.

Le corollaire est simple : sur un coup d’approche, le GPS vous met sur le green et le laser vous met près du drapeau. Ce sont deux ambitions différentes, et selon votre niveau, la première suffit peut-être.

En revanche, il y a des moments où le laser est inutilisable et où la montre sauve la mise. Un trou aveugle où vous ne voyez pas le green. Une pluie battante. Un départ où vous voulez juste savoir à quelle distance porte le bunker à droite sans sortir l’appareil du sac. Et surtout, une partie où le rythme est déjà lent et où sortir le laser à chaque coup vous ferait rattraper par la partie derrière.

Avant de choisir votre outil de mesure, une question plus large mérite trente secondes : un télémètre est-il vraiment le meilleur usage de votre budget golf cette année ? Il est en concurrence directe avec des leçons, un fitting, une zone de practice au jardin et un séjour — et il ne gagne pas aussi souvent qu’il se vend.

Arbitrage — 40 secondes

Où mettre votre budget golf

Le classement surprend souvent, parce que le télémètre est l’achat le plus facile à justifier et rarement le plus décisif. Ça ne le disqualifie pas — connaître sa distance exacte reste utile sur les approches — mais ça remet le budget à sa place. Un appareil simple et une heure de petit jeu par semaine battent un appareil haut de gamme et rien d’autre.

Télémètre laser golf : lequel choisir, les critères qui comptent vraiment

Les fiches techniques listent une quinzaine de caractéristiques. Quatre décident de votre satisfaction à l’usage, et le reste est du remplissage marketing.

Le verrouillage du drapeau avec retour vibrant

C’est la fonction qui justifie à elle seule de payer plus cher. Le principe : l’appareil détecte qu’il a accroché une cible fine et proche plutôt que la masse derrière elle, et il vous le confirme par une vibration dans la main, parfois doublée d’un cercle qui clignote dans le viseur.

Sans cette confirmation, vous êtes exactement dans la situation de mon par 3 en descente : un chiffre s’affiche et vous n’avez aucun moyen de savoir s’il correspond au mât. Le problème est particulièrement aigu quand le fond du green est boisé — c’est-à-dire sur une bonne moitié des parcours français — ou quand le drapeau est devant un talus.

La vibration compte plus que le signal visuel, et pour une raison précise : le signal visuel vous oblige à regarder le viseur au moment exact du verrouillage, alors que la vibration vous parvient même si votre attention a glissé. En lumière basse, quand un cercle clignotant se distingue mal du réticule, c’est le seul retour utilisable.

Idéal pour : Un premier appareil sans fonction superflue

Télémètre laser golf d'entrée de gamme

3.9/5 notre avis
  • Suffisant pour connaître ses distances d'approche
  • Léger, se glisse dans une poche de sac
  • Pas de fonction de pente, donc pas de question de règlement en compétition
  • Permet de savoir si l'outil vous servira avant d'y mettre le vrai budget

Le défaut : Sur cette gamme, le verrouillage du drapeau est souvent absent ou seulement visuel. C'est précisément la fonction qui manque le plus, et son absence se paie en clubs mal choisis quand le green est adossé à des arbres.

Budget indicatif

90 à 150 €

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Idéal pour : Mesurer sans se demander ce qu'on a accroché

Télémètre laser avec verrouillage vibrant

4.5/5 notre avis
  • La vibration confirme l'accroche du mât, y compris avec les arbres en fond
  • Reste lisible en fin de journée, quand un signal visuel seul ne suffit plus
  • Réduit le nombre de reprises de visée, donc le temps passé sur chaque coup
  • C'est la seule fonction dont on constate l'absence dès la première sortie

Le défaut : Le verrouillage n'est pas infaillible : sur un mât fin par vent fort, il faut parfois deux ou trois tentatives. Et certains appareils vibrent aussi sur un tronc d'arbre isolé, ce qui peut tromper si vous ne regardez pas ce que vous visez.

Budget indicatif

150 à 250 €

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La stabilité de visée, le critère dont personne ne parle

Voilà le vrai différenciateur, et celui qu’aucun comparatif ne mesure parce qu’il ne figure sur aucune fiche technique.

Tenir un mât de drapeau dans un réticule, à main levée, sans appui, en fin de parcours, avec un peu de vent : c’est plus difficile qu’il n’y paraît. Le grossissement amplifie mécaniquement le tremblement de la main, et il suffit de deux ou trois millimètres de dérive pour que le faisceau parte sur ce qu’il y a derrière.

Ce qui aide : un boîtier assez large pour être tenu à deux mains, un poids suffisant pour amortir les micro-mouvements — un appareil trop léger est plus difficile à stabiliser qu’un appareil un peu lourd —, une gâchette souple qui ne fait pas bouger l’appareil au moment de la mesure, et une œillère qui prend appui sur l’arcade. Certains modèles ajoutent une stabilisation optique ou une prise de mesure continue qui affiche la distance tant que vous maintenez le bouton : c’est la meilleure réponse au problème, parce qu’elle vous laisse balayer la cible jusqu’à ce que le verrouillage tombe.

Ce critère devient franchement décisif au-delà de la cinquantaine. La main tremble davantage, la vision de près s’accommode moins vite, et un appareil qui demande cinq tentatives finit dans le sac. J’ai vu plusieurs joueurs abandonner leur télémètre pour cette seule raison, en croyant qu’il était défectueux.

Mon conseil : si vous pouvez essayer un appareil avant de l’acheter, ne visez pas un bâtiment. Visez un objet fin à bonne distance — un poteau, un mât — à main levée, sans appui, et comptez combien de tentatives il vous faut. C’est le seul test qui prédit ce que vous vivrez sur le parcours.

La correction de pente : très utile, et encadrée en compétition

Un appareil qui corrige la pente mesure l’angle de visée et affiche, à côté de la distance réelle, une distance dite « jouée » qui tient compte du dénivelé. Sur un coup en montée, elle est plus longue que la distance à plat ; en descente, plus courte.

L’intérêt à l’entraînement est réel et souvent sous-estimé. Sur un parcours vallonné, l’écart entre les deux chiffres dépasse régulièrement la longueur d’un club, et c’est une information qu’aucune autre source ne vous donne. Elle apprend surtout quelque chose d’utile : la plupart des amateurs sous-club en montée et sur-club en descente, et voir l’écart chiffré corrige l’intuition en quelques sorties.

Le problème, c’est que l’usage des appareils mesurant la pente est encadré par les règles du jeu et interdit sur la plupart des épreuves. Je ne cite volontairement aucun numéro de règle ni aucune formulation officielle : le cadre évolue, et surtout les comités locaux ont leur mot à dire. Vérifiez le règlement de l’épreuve, systématiquement, avant de sortir l’appareil.

D’où le critère d’achat, qui est un critère de forme plutôt que de fonction : si vous jouez en compétition, choisissez un modèle où la désactivation de la pente est visible depuis l’extérieur. Un curseur qui se voit, un anneau de couleur qui apparaît, un voyant qui change. Un appareil où la pente se coupe dans un menu logiciel vous met dans une position inconfortable : vous savez qu’elle est coupée, mais vous ne pouvez pas le montrer.

Idéal pour : Jouer en compétition sans changer d'appareil

Télémètre laser à pente désactivable visible

4.4/5 notre avis
  • La désactivation se constate de l'extérieur, sans avoir à ouvrir un menu
  • Un seul appareil pour l'entraînement et la compétition
  • La distance jouée corrige l'erreur classique du sous-club en montée
  • L'optique est en général meilleure sur ce segment que sur l'entrée de gamme

Le défaut : C'est la gamme où l'on paie le plus de fonctions inutiles au passage. Et la responsabilité reste la vôtre : la pente désactivable ne dispense jamais de vérifier le règlement de l'épreuve auprès du comité avant de jouer.

Budget indicatif

200 à 350 €

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Le grossissement, l’optique et la portée annoncée

Le grossissement est le chiffre que tout le monde compare et qui compte le moins. Il agrandit l’image et amplifie le tremblement dans la même proportion : il y a un point au-delà duquel on perd plus en stabilité qu’on ne gagne en détail.

Ce qui compte réellement, c’est la qualité optique — la clarté de l’image quand la lumière baisse, le contraste du réticule sur un fond sombre, l’absence de frange colorée sur les bords. Un télémètre s’utilise beaucoup en fin de journée, à l’heure où les parcours se libèrent, et c’est précisément là que les optiques médiocres se trahissent. Un réglage dioptrique sur l’œilleton est un vrai plus si vous portez des lunettes : sans lui, vous mesurez avec une image floue, ce qui aggrave tout le reste.

Quant à la portée annoncée, c’est le chiffre le plus malhonnête de la catégorie. Ces valeurs sont obtenues sur des cibles très réfléchissantes et de grande surface. Un drapeau est fin, il bouge, et il se détache parfois mal sur un fond clair. La seule donnée qui compte est la portée sur drapeau, et elle est rarement mise en avant — quand elle l’est, elle représente souvent moins de la moitié de la portée maximale affichée. Pour un amateur, la question est de toute façon théorique : les distances qui vous intéressent sont celles d’un coup d’approche, et n’importe quel appareil correct les couvre largement.

Étanchéité, pile, fixation : les détails qui décident de l’usage réel

Un télémètre ne meurt presque jamais d’un défaut de mesure. Il meurt de l’humidité, ou il finit oublié dans une poche.

L’étanchéité se lit dans l’indice déclaré, et la nuance entre « résistant aux projections » et « résistant à l’immersion » est celle qui compte. La panne typique n’est pas électronique : c’est la buée qui se forme entre les lentilles et qui ne repart plus. L’appareil fonctionne encore, mais vous ne voyez plus rien. Si vous jouez de novembre à mars, ne descendez pas sous une étanchéité sérieuse.

L’autonomie est rarement un sujet — quelques mesures par tour consomment très peu — mais le type de pile en est un. Le format CR2 domine la catégorie, parfois la CR123A, et ces piles ne se trouvent pas partout. Achetez un lot avec l’appareil. Pour les modèles rechargeables par USB, le point de vigilance se déplace sur le capuchon du port, qui est le chemin naturel de l’humidité.

Reste la question la plus bête et la plus déterminante : où l’appareil se trouve pendant la partie. Un télémètre au fond d’un sac est un télémètre qu’on ne sort pas, et une mesure qu’on ne prend pas ne vaut rien. Si vous jouez au chariot, un support aimanté sur le guidon transforme l’usage — vous mesurez trois fois plus souvent, tout simplement parce que le geste ne coûte rien. C’est le même raisonnement que pour le reste de l’équipement de chariot, détaillé dans le comparatif des chariots électriques.

Idéal pour : Avoir l'appareil sous la main à chaque coup

Support aimanté pour chariot

4.3/5 notre avis
  • Multiplie le nombre de mesures prises, donc l'intérêt de l'appareil
  • Se déplace d'un chariot à l'autre en quelques secondes
  • Coût dérisoire au regard du prix du télémètre

Le défaut : La puissance de l'aimant varie énormément d'un modèle à l'autre, et un chemin caillouteux fait sauter les plus faibles. Sans dragonne de sécurité, la première chute d'un mètre vingt sur du goudron est souvent la dernière.

Budget indicatif

15 à 35 €

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Idéal pour : Protéger l'optique dans le sac

Étui rigide de télémètre

4.1/5 notre avis
  • L'optique est la pièce fragile, et c'est elle que l'étui protège
  • Une fermeture étanche évite la buée sur les parcours humides
  • Un mousqueton évite de fouiller le sac à chaque coup

Le défaut : Beaucoup d'étuis fournis d'origine sont trop souples pour protéger de quoi que ce soit. Et un étui trop ajusté rallonge le geste : on finit par ne plus refermer, ce qui annule l'intérêt.

Budget indicatif

12 à 30 €

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Idéal pour : Ne pas se retrouver sans mesure un dimanche matin

Lot de piles lithium CR2

4.0/5 notre avis
  • Format introuvable en dépannage, donc à stocker à l'avance
  • Une pile de rechange dans la poche du sac coûte quelques euros
  • Longue conservation, un lot dure plusieurs saisons

Le défaut : Vérifiez le format exact avant de commander — CR2 et CR123A se ressemblent sur une photo et ne sont pas interchangeables. Et méfiez-vous des lots à prix cassé : la capacité réelle est très variable d'un fournisseur à l'autre.

Budget indicatif

8 à 20 € le lot

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Ce qui ne marche pas

Trois familles de fonctions se vendent bien et n’apportent rien sur un parcours.

Les mesures de vitesse. Beaucoup de télémètres affichent une vitesse de cible, héritée des usages de chasse et de tir. Sur un parcours de golf, elle ne mesure rien d’exploitable : ni votre vitesse de balle au départ — pour ça il faut un moniteur de vol, dont il est question dans le guide de l’équipement —, ni quoi que ce soit d’autre. C’est une ligne de fiche technique, pas une fonction.

Les écrans couleur. Ils consomment plus, se lisent moins bien en plein soleil qu’un affichage à fort contraste, et n’ajoutent aucune information. Un réticule net et un chiffre lisible battent une interface colorée à tous les coups. Cette fonction sert à justifier une différence de prix en rayon, pas à mesurer une distance.

Les cartographies de parcours dans un laser. Certains appareils embarquent une base de parcours et affichent un plan du trou. C’est le pire des deux mondes : l’écran est trop petit pour être lisible, la base de données vieillit, et si vous voulez cette information, une montre GPS la donne mieux, sans que vous ayez à sortir l’appareil et à viser. Un laser doit faire une chose et la faire vite.

J’ajoute une quatrième erreur, plus coûteuse : acheter un modèle à pente parce qu’il est mieux noté, alors qu’on joue surtout en compétition. Vous vous retrouvez avec un appareil dont la fonction principale doit rester coupée, une fonction que vous payez et n’utilisez pas, et une vérification de règlement à faire à chaque épreuve. Si vous jouez majoritairement en compétition et que la pente ne se désactive pas visiblement, prenez un modèle sans pente et mettez la différence dans l’optique.

Et une cinquième, la plus banale de toutes : acheter un télémètre pour régler un problème de direction. Connaître au mètre près la distance du drapeau ne sert à rien tant que la balle part de travers, et aucun appareil de visée ne corrigera ça. C’est un autre sujet, qui se traite avant, et la lecture du vol de balle est le bon point de départ.

Laser, montre GPS ou boîtier GPS : ce que chacun donne

Télémètre laserMontre GPSBoîtier GPS
Ce que ça donneDistance exacte vers la cible visée : drapeau, bunker, angle de doglegAvant, centre et fond de green, obstacles principaux, au poignetMêmes distances qu’une montre, sur un écran plus grand et plus lisible
PrécisionDe l’ordre du mètre sur cible accrochéeApprochée, vers des points prédéfinisApprochée, identique à la montre
LimitesInutilisable sur un trou aveugle, sous forte pluie, ou si la main tremble tropNe connaît pas la position du jour du drapeau ; dépend de la cartographieEncombrant, à sortir du sac ou à fixer au chariot
AutonomieUne saison sur une pileÀ recharger tous les un à trois toursSouvent supérieure à celle d’une montre
Budget indicatif100 à 350 €150 à 400 €120 à 300 €
Pour quiJoueur qui attaque les drapeaux et veut un chiffre sûr sur l’approcheJoueur qui marche vite, joue souvent, veut l’information sans gesteJoueur au chariot, ou qui a besoin d’un grand écran lisible

La conclusion pratique de ce tableau tient en une phrase : si vous ne devez en acheter qu’un, prenez le laser — il vous apprend vos vraies distances, ce qu’aucun GPS ne fait. Si vous en avez déjà un et que vous hésitez pour le second, la montre est le meilleur complément, parce qu’elle couvre exactement les situations où le laser est aveugle.

Idéal pour : Avoir la distance au green sans rien sortir du sac

Montre GPS de golf

4.2/5 notre avis
  • Distance disponible en permanence, sans geste ni temps perdu
  • Fonctionne sur les trous aveugles, où le laser ne sert à rien
  • Reste utilisable sous la pluie, contrairement à une optique embuée
  • Sert aussi de compteur de coups et de suivi de parcours

Le défaut : Elle ne connaît pas la position du jour du drapeau : sur un green profond, l'écart avec la distance réelle au mât peut dépasser un club. Et l'autonomie annoncée s'effondre dès qu'on active l'affichage permanent.

Budget indicatif

150 à 400 €

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Connaître ses distances ne sert que si les clubs suivent

Un télémètre vous donne la distance à la cible. Encore faut-il avoir dans le sac un club qui couvre cette distance-là, et c’est là que beaucoup de joueurs découvrent un trou dans leur série — typiquement entre le bois de parcours et le premier fer long, où l’on trouve régulièrement un écart de vingt-cinq mètres que rien ne comble.

Outil — 20 secondes

Quelle série pour votre jeu

Si l’outil vous oriente vers une catégorie que vous n’avez pas en sac, ce n’est pas une raison pour tout racheter. Notez simplement le trou de distance, et vérifiez-le au practice avant d’acheter quoi que ce soit : le télémètre sert aussi à ça, et c’est même son usage le plus rentable. Pour ceux qui montent leur premier ensemble, l’article sur la première série de clubs explique comment répartir les distances sans acheter quatorze clubs.

Par quoi commencer

Sortez sur neuf trous avec un télémètre emprunté ou loué, et comptez deux choses : le nombre de fois où vous doutez du chiffre affiché, et le nombre de fois où vous devez reprendre la visée. Ces deux comptages vous diront, mieux que n’importe quel avis, si vous avez besoin du verrouillage vibrant et de la stabilisation, ou si un appareil simple vous suffira.

Si vous jouez en compétition, réglez la question de la pente avant d’acheter, pas après. Et si vous partez en séjour, vérifiez l’étui et la place dans le bagage — un télémètre voyage mal en soute, comme le rappelle le guide du voyage golf à propos du matériel fragile.

Une dernière chose, qui n’a rien à voir avec le matériel. Connaître exactement sa distance ne sert à rien si la balle part à droite : avant de mettre 300 € dans un appareil de mesure, lisez ce que dit votre vol de balle. Beaucoup de joueurs découvrent à ce moment-là que leur problème n’était pas de savoir combien il restait, mais où la balle allait.

Questions fréquentes

Télémètre laser golf : lequel choisir quand on débute ?
Un modèle simple, avec verrouillage du drapeau confirmé par une vibration, et sans correction de pente. C'est la seule fonction qui change vraiment l'usage : sans elle, vous ne savez pas si le chiffre affiché correspond au mât ou aux arbres derrière le green, et le doute annule l'intérêt de la mesure. Le reste — grossissement supérieur, écran couleur, portée annoncée très élevée — n'apporte presque rien à un joueur qui découvre. Prévoyez une fourchette de 100 à 180 € pour un appareil honnête, et gardez le budget restant pour l'étui rigide et un lot de piles. Vous saurez au bout d'une saison si la pente vous manque.
Faut-il prendre un télémètre avec correction de pente ?
À l'entraînement, oui : sur un parcours vallonné, la différence entre la distance à plat et la distance corrigée dépasse souvent un club entier, et c'est une information qu'aucune autre source ne vous donne. En compétition, c'est autre chose : l'usage des appareils qui mesurent la pente est encadré par les règles du jeu et interdit sur la plupart des épreuves. Vérifiez systématiquement le règlement de l'épreuve auprès du comité avant de sortir l'appareil. Si vous jouez en compétition, choisissez un modèle où la pente se désactive de façon visible depuis l'extérieur — un voyant, un curseur, un anneau coloré — pour que la désactivation soit constatable par un tiers.
Un télémètre laser remplace-t-il une montre GPS ?
Non, et c'est le malentendu le plus courant. Le laser donne une distance exacte vers une cible que vous visez : le drapeau, un arbre, l'angle d'un dogleg. La montre GPS donne des distances approchées vers l'avant, le centre et le fond du green, sans que vous ayez à sortir quoi que ce soit du sac. L'un mesure, l'autre situe. Sur un coup d'approche, le laser est nettement supérieur. Au départ d'un trou aveugle, sous la pluie, ou quand vous marchez vite, la montre gagne. Beaucoup de joueurs finissent par posséder les deux, et c'est un choix rationnel plutôt qu'une redondance.
La portée annoncée est-elle un critère fiable ?
C'est le chiffre le plus trompeur de la catégorie. Les portées maximales affichées sur les emballages sont mesurées sur des cibles très réfléchissantes et de grande surface — un bâtiment, un pylône, une masse d'arbres. Un drapeau est fin, souvent mobile, et parfois devant un fond clair : la distance à laquelle un appareil l'accroche réellement est très inférieure à la portée annoncée. Le seul chiffre qui compte est la portée sur drapeau, et elle est rarement mise en avant. En pratique, un télémètre qui accroche proprement un mât au-delà de la longueur d'un coup de bois de parcours couvre tout ce dont un amateur a besoin.
Quelle pile pour un télémètre de golf, et combien de temps tient-elle ?
La plupart des appareils fonctionnent avec une pile lithium au format CR2, parfois une CR123A, plus rarement un accumulateur rechargeable par USB. La consommation est faible : un joueur qui prend une dizaine de mesures par tour tient facilement une saison. Le problème n'est pas l'autonomie mais l'approvisionnement — une CR2 ne se trouve pas dans une supérette de village un dimanche matin. Achetez un lot en même temps que l'appareil et laissez-en une dans la poche du sac. Sur les modèles rechargeables, vérifiez que le port se ferme correctement, car c'est souvent par là que l'humidité entre.
Un télémètre est-il utilisable sous la pluie ?
Cela dépend entièrement de l'indice d'étanchéité, et c'est un critère qu'on regarde trop tard. Un appareil simplement résistant aux projections supporte une averse courte mais pas trois heures de crachin, et la panne typique n'est pas électronique : c'est la buée à l'intérieur de l'optique, qui rend l'appareil inutilisable sans le casser. Si vous jouez toute l'année, cherchez une étanchéité déclarée à l'immersion plutôt qu'une simple résistance à la pluie. Et rangez l'appareil dans un étui fermé entre deux coups, plutôt que dans une poche de sac ouverte où il prend l'eau du haut.
Le grossissement change-t-il vraiment quelque chose ?
Il compte, mais moins que la qualité optique et la stabilité de la visée. Un grossissement élevé agrandit l'image et amplifie en même temps le moindre tremblement de la main : au-delà d'un certain seuil, on gagne en détail ce qu'on perd en capacité à tenir le mât dans le viseur. Ce qui fait la différence sur le terrain, c'est la clarté de l'image en lumière basse — fin de journée, ciel couvert — et la netteté du réticule. Si vous pouvez essayer avant d'acheter, visez un objet fin à bonne distance, main libre, sans appui. C'est plus révélateur que n'importe quelle fiche technique.
Faut-il fixer son télémètre au chariot ?
Si vous jouez avec un chariot, c'est l'accessoire le plus rentable de la liste. Un télémètre qui reste dans une poche du sac est un télémètre qu'on ne sort pas, et la mesure qu'on ne prend pas ne sert à rien. Un support aimanté fixé sur le guidon met l'appareil à portée de main en permanence. Deux réserves : vérifiez que l'aimant est assez puissant pour tenir sur un chemin caillouteux, et prévoyez une dragonne de sécurité. Un appareil qui tombe sur un sentier goudronné survit rarement à sa première chute d'un mètre vingt.

Qui a écrit cet article

Baptiste S.

Fondateur et rédacteur · bs-media

Je joue en amateur, le week-end, avec l'index de quelqu'un qui progresse par paliers et régresse à chaque hiver. Ce site est né d'un constat simple : sur le matériel et les services autour du golf — simulateurs, fitting, séjours — presque tout ce qu'on lit en français est écrit par quelqu'un qui vend le produit. Je publie ici ce que j'ai testé, mesuré ou fait chiffrer, avec les chiffres et les devis. Je ne suis pas enseignant : dès qu'il s'agit du geste, je renvoie à un pro.

  • Je teste avant d'écrire, ou je dis clairement que je n'ai pas testé.
  • Je nomme ce qui ne vaut pas son prix, y compris quand ça se vend très bien.
  • Aucun tarif n'est donné comme définitif : les fourchettes sont indicatives et datées.
  • Sur le geste et la technique, je renvoie à un enseignant. Ce n'est pas mon métier.

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