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Chaussures de golf sans crampons : avis et durée de vie

Chaussures de golf sans crampons : tout l'avis tient à un point, leur adhérence moulée ne se recharge pas. Ce qu'elles valent, et quand elles cessent de tenir.

Baptiste S. Publié le 11 octobre 2026 Mis à jour le 11 octobre 2026
Deux chaussures de golf posées sur une allée mouillée, retournées semelle vers le haut : l'une à reliefs moulés aux arêtes arrondies, l'autre à pointes vissées, avec sa clé de serrage à côté

Photo BS Media / Pexels

Retournez une paire de trois ans. Le dessus est présentable, les lacets tiennent, la membrane ne fuit pas encore. Et sous le pied, des reliefs dont les arêtes ont disparu : des bosses arrondies, lisses, qui ressemblent à la semelle d’une chaussure de ville.

C’est là que se joue tout avis sur les chaussures de golf sans crampons, et c’est un point de construction, pas de qualité. Leur adhérence n’est pas une caractéristique qu’on achète une fois : c’est un stock, moulé dans la gomme, qui se vide à l’usage. Une chaussure à pointes vissées a le même stock, à une différence près — le sien se recharge avec une clé et quelques pièces.

Chaussures de golf sans crampons : quelle adhérence, et pour combien de temps

Deux familles cohabitent au rayon, et la ligne qui les sépare n’est pas celle qu’on croit.

La semelle moulée, dite sans crampons, porte des reliefs venus de matière : des picots, des arêtes, des dessins en chevron, tous d’un seul tenant avec la gomme. Rien ne se démonte. C’est la catégorie qui a pris le marché en quinze ans, parce qu’elle se porte du parking au green sans se changer et qu’elle marche bien mieux.

La semelle à pointes amovibles porte sept à huit pointes en polymère, vissées dans des logements filetés noyés dans la gomme. Entre ces pointes, le relief est moulé comme sur l’autre famille. La différence tient donc à quelques pièces, et à la présence des logements qui les reçoivent.

De cette différence découle tout le reste, et c’est le seul paramètre qui mérite d’être installé avant de parler de confort, d’étanchéité ou de prix : sur une semelle moulée, l’adhérence et la paire ont la même durée de vie. Elles ne se dissocient pas. Sur une semelle à pointes, l’adhérence est un consommable, et la paire lui survit largement.

Il faut ajouter tout de suite ce que la plupart des articles sur le sujet oublient : cette durée de vie ne se compte pas en parties. Le gazon use très peu un relief de gomme. Ce qui l’use, c’est tout le reste — le bitume du parking, les chemins en dur entre les trous, le dallage jusqu’au club-house, et le tapis du practice, qui est probablement la surface la plus abrasive que votre semelle rencontrera. Deux joueurs au même nombre de parcours peuvent donc avoir deux semelles dans des états incomparables.

Idéal pour : Jouer et marcher sur une saison sèche, sans se changer au parking

Chaussures de golf sans crampons

4.3/5 notre avis
  • Confort de marche très supérieur sur quatre heures, surtout en portant le sac
  • Se portent du parking au green, et jusqu'au club-house
  • Adhérence équivalente à une semelle à pointes tant que le relief est net
  • Plus légères, donc moins pénalisantes dans un bagage de voyage

Le défaut : L'adhérence ne se remplace pas. Le jour où le relief est arrondi, il n'y a rien à dévisser et la paire est à racheter, même si la tige et la membrane sont en parfait état. C'est le défaut structurel de la catégorie, et aucune finition ne le corrige.

Budget indicatif

Fourchette large selon la finition et l'étanchéité — indicatif

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Ce qui se passe sous la semelle, millimètre par millimètre

Un green, un fairway, un rough : sous les brins visibles, il y a une couche dense de racines et de tiges entremêlées — le feutre racinaire —, et sous elle, la terre. Les deux familles de semelle ne travaillent pas dans la même couche, et c’est de là que vient tout l’écart.

Un relief moulé s’appuie sur le feutre et mord dedans de quelques millimètres. Il tient par frottement, exactement comme un pneu sur une route : beaucoup de petites arêtes qui accrochent une surface. Tant que cette surface est stable, le mécanisme est excellent — et c’est pour cela qu’une bonne semelle moulée ne cède rien l’été.

Une pointe vissée traverse le feutre et prend appui dans la terre. Elle tient par pénétration, comme un piquet. Le mécanisme n’est pas meilleur par nature : il est simplement indifférent à l’état de la couche superficielle.

D’où la situation qui sépare les deux, et il n’y en a qu’une : le sol détrempé en dévers. Gorgé d’eau, le feutre racinaire glisse sur la terre comme une moquette mal collée. Un relief qui ne fait que s’y appuyer part avec lui. La pointe, elle, est déjà dessous. Novembre, un talus de green, de l’argile : c’est le seul terrain où la question du type de semelle a une réponse franche.

Schéma interactif

Frottement contre pénétration : où les deux semelles se séparent

Passez d'un état de sol à l'autre : la coupe se redessine, et la flèche d'effort latéral dit laquelle des deux tient encore.

← Glissez pour voir les deux coupes →

Reliefs moulés la gomme tient par frottement Pointe vissée la pointe tient par pénétration terre feutre racinaire terre feutre racinaire semelle d'usure semelle d'usure tient tient

Coupes qualitatives : les enfoncements dessinés illustrent le mécanisme, ils ne mesurent aucune profondeur.

État du sol

Ce détail a une conséquence qui dépasse le choix de la chaussure. Un pied avant qui chasse à l’impact produit exactement les mêmes symptômes qu’une faute de geste — perte d’équilibre en fin de mouvement, balle qui part à droite pour un droitier, contact gras. Le joueur corrige alors son swing pour compenser un appui qui n’a jamais tenu, et c’est le genre de détour qui coûte une saison. Les causes mécaniques d’une balle qui part à droite sont triées dans l’article sur la manière de corriger son slice : la première chose à écarter y est, justement, l’appui.

Les trois paliers d’adhérence, et pour quel joueur chacun suffit

Entre la basket de ville et la chaussure de compétition, il y a trois paliers réels, et ils ne se recouvrent pas.

Palier un : la semelle de sport polyvalente. Reliefs faibles, gomme dessinée pour le confort. Elle convient au practice, au putting, à un pitch and putt sec. Sur un parcours, elle ne tient pas latéralement, et c’est le palier où l’économie se paie en appui. La section du guide de l’équipement de golf consacrée à l’ordre des priorités place d’ailleurs la chaussure avant les clubs neufs, pour cette raison exactement.

Palier deux : la semelle moulée de golf. Reliefs profonds, gomme ferme, structure latérale renforcée dans la tige. C’est le palier qui couvre la grande majorité des parties d’un joueur qui joue de mai à septembre sur un terrain qui sèche. C’est aussi celui qui s’use le plus visiblement, puisque tout son relief est en gomme.

Palier trois : les pointes amovibles. Même gomme, plus sept ou huit points de pénétration remplaçables. Le palier des parcours lourds, des saisons longues, et des joueurs qui marchent beaucoup en dévers.

Le choix entre deux et trois ne se fait pas sur l’index ni sur le budget. Il se fait sur une question de fait : combien de vos parties se jouent sur un sol détrempé ? Si la réponse est « deux ou trois par an », le palier deux suffit, et le confort gagné sur les trente autres parties vaut largement les deux où l’on marche prudemment. Si la réponse est « un tiers de la saison », le palier trois est le bon, et il ne se discute pas.

La semelle vue de dessous

Une adhérence qui se recharge, ou une adhérence qui se vide

Type de semelle

Le curseur ne compte pas des parties, il décrit ce que vous avez sous les yeux en retournant la chaussure. L'usure ne dépend pas du nombre de parcours mais de ce que vous faites entre deux départs : le parking, les chemins en dur et le tapis du practice font plus de dégâts que le gazon.

← Glissez pour voir toute la semelle →

Semelle vue de dessous, avant-pied à gauche Reliefs nets avant-pied — l'appui du swing talon — la marche adhérence pleine

Représentation stylisée, pas le relevé d'un modèle. La jauge dit ce qu'il reste de relief, pas un coefficient d'adhérence.

    Idéal pour : Les parcours lourds, les saisons longues, le jeu en dévers

    Chaussures de golf à pointes amovibles

    4.5/5 notre avis
    • L'adhérence se remplace : la paire survit à plusieurs jeux de pointes
    • Seule famille qui tienne sur un feutre racinaire gorgé d'eau
    • Ancrage latéral supérieur dès que le sol devient mou

    Le défaut : Plus lourdes, plus rigides, et franchement désagréables sur une longue marche en dur — on les sent sur le dallage du club-house, et elles cliquettent. Le remplacement des pointes est aussi une corvée que personne ne fait au bon moment : on s'en occupe en général une saison trop tard.

    Budget indicatif

    Comparable au haut de la catégorie moulée — indicatif

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    Chaussures de golf sans crampons avis : et sur une paire d’occasion ?

    L’occasion est un excellent réflexe sur un fer ou un sac, détaillé dans le guide de l’équipement de golf. Sur cette catégorie précise, c’est le seul poste du sac où il faut s’en méfier, et la raison tient exactement au point de construction développé plus haut.

    Pour un club, l’usure touche une pièce secondaire — un grip, des stries — et la structure qui fait la valeur de l’objet lui survit. Pour une semelle moulée, l’usure touche exactement ce qu’on achète : il n’y a rien derrière le relief. Une paire d’occasion annoncée « très peu portée » peut donc valoir le prix du neuf en apparence et ne plus rien valoir en adhérence, sans qu’aucune photo ne le montre si l’angle de la semelle est mal choisi.

    Avant d’acheter une paire moulée de seconde main, un seul geste suffit, le même qu’en magasin : demander une photo de la semelle prise à plat, et passer mentalement le pouce sur les arêtes du relief. Si elles paraissent déjà rondes sur la photo, le prix doit baisser d’autant, parce qu’il ne reste quasiment rien à user avant la paire suivante. Sur une paire à pointes amovibles, l’occasion redevient raisonnable : la tige et la membrane sont ce qui fait la valeur, les pointes se changent pour quelques euros à la réception, et un vendeur qui précise l’état des logements filetés inspire davantage confiance qu’un simple « bon état ».

    L’entretien d’une semelle : ce qui se nettoie, ce qui se remplace

    Trois gestes décident de la durée de vie d’une paire, et deux d’entre eux sont gratuits.

    Se changer à la voiture. C’est le geste qui a le plus d’effet, et celui que l’argument de vente de la catégorie — « portez-les partout » — décourage précisément. Le bitume et le béton arrondissent un relief de gomme bien plus vite que n’importe quel fairway. Une paire réservée au gazon et au départ dure visiblement plus longtemps qu’une paire portée du garage au green.

    Brosser la semelle au retour. La terre tassée entre les reliefs supprime la prise utile sans rien user : la chaussure est neuve et se comporte comme une semelle lisse. Trente secondes avec une brosse raide, et le relief existe à nouveau.

    Sortir les chaussures du sac. Une paire humide enfermée dans une poche attaque les collages entre semelle intermédiaire et semelle d’usure. Ce décollement arrive souvent avant que le dessus ne soit abîmé, il ne se répare pas durablement, et il met fin à la paire. Si vos chaussures voyagent avec vos clubs, la question se pose aussi en bagage : les précautions d’un transport d’équipement sont détaillées dans l’article sur la façon de transporter ses clubs de golf en avion, et le choix d’une paire légère pèse encore plus quand la semaine se joue sur quatre parcours d’affilée — ce que le guide du voyage de golf chiffre poste par poste.

    Reste le quatrième geste, celui qui n’existe que sur une famille : changer les pointes. Une clé, quelques minutes, et la jauge d’adhérence remonte. C’est tout l’écart entre les deux catégories, et c’est un écart de consommable, pas de performance.

    Idéal pour : Récupérer le relief que la terre a comblé

    Brosse à semelle de chaussures de golf

    4.2/5 notre avis
    • Rend immédiatement une prise que l'on croyait usée
    • Se suspend au sac et se dégaine sans s'arrêter de marcher
    • Prolonge la vie d'une semelle moulée, où chaque relief compte

    Le défaut : Un modèle à poils trop tendres ne décolle pas la terre sèche, et un modèle à poils métalliques peut marquer une gomme tendre. Et c'est un accessoire que l'on perd : accrochez-le, ne le rangez pas dans une poche.

    Budget indicatif

    Quelques euros — indicatif

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    Idéal pour : Recharger l'adhérence d'une paire à pointes amovibles

    Pointes de rechange et clé de serrage

    4.3/5 notre avis
    • Rend à une paire ancienne l'adhérence d'une paire neuve
    • Se change en quelques minutes, sans compétence particulière
    • Permet de garder une tige et une membrane encore bonnes

    Le défaut : Le filetage des logements n'est pas universel : une pointe au mauvais pas ne se visse pas, et c'est l'erreur de commande la plus fréquente sur ce produit. Repérez le type sur une pointe démontée avant d'acheter, pas après.

    Budget indicatif

    Le prix d'un seau de balles pour un jeu complet — indicatif

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    Le coût sur trois saisons, et la ligne que les fiches oublient

    Mettre les deux familles côte à côte sur un seul prix d’achat ne dit rien. Ce qui compte est ce qu’il faut dépenser pour garder une adhérence correcte pendant trois saisons, et là, les deux colonnes ne se remplissent pas de la même façon.

    Côté moulée, la dépense est simple : une paire, puis une autre paire quand le relief est parti. Il n’y a pas de ligne intermédiaire. Sur un joueur qui marche beaucoup et porte ses chaussures du parking au green, cette seconde paire arrive plus vite qu’il ne l’imagine.

    Côté pointes, la dépense se répartit : une paire, puis un ou deux jeux de pointes, puis éventuellement une paire quand la tige ou la membrane rend l’âme. L’addition sur trois saisons peut être plus basse, à adhérence constante — à condition de faire le remplacement, ce que presque personne ne fait au bon moment.

    La ligne que les fiches oublient, elle, n’est dans aucune des deux colonnes : c’est l’étanchéité. Les garanties annoncées sur ce point se comptent en saisons et varient d’un fabricant à l’autre ; c’est une mention à lire sur la fiche, pas une propriété de la catégorie. Une paire qui prend l’eau avant la fin de sa semelle est économiquement une paire perdue, quel que soit le type de relief. Et le raisonnement est le même que pour le reste du sac : l’ordre dans lequel on dépense compte plus que le montant, ce que développe le guide de l’équipement de golf.

    Un mot sur l’achat en ligne, parce que c’est le poste du sac où il est le plus risqué. Le confort après quatre heures de marche ne se lit sur aucune fiche. Le droit de rétractation de quatorze jours applicable aux achats à distance permet de les essayer chez soi, et seulement chez soi : les règles sur les droits du consommateur en cas de livraison et sur les retours de produits achetés en ligne dans l’Union européenne encadrent ce qu’un vendeur peut refuser quand l’article a été utilisé au-delà de ce qu’exige son essai. Un parcours joué n’est pas un essai.

    L’argument de rayon qui ne sert à rien, et les deux qui comptent

    Trois arguments reviennent sur les fiches de cette catégorie. Un seul est creux, et ce n’est pas celui qu’on attend.

    Le nombre de reliefs ne veut rien dire. Une semelle à cent picots peu profonds tient moins bien qu’une semelle à quarante arêtes vives. Ce qui compte est la hauteur du relief, la vivacité de ses arêtes et la dureté de la gomme — trois choses qu’aucune fiche ne chiffre et que la main renseigne mieux que le texte. Passez le pouce sur une arête : si elle est franche, elle mordra.

    L’imperméabilité n’a aucun rapport avec la semelle, et c’est la confusion la plus répandue du rayon. Elle se joue dans la tige et dans la membrane collée derrière. Une chaussure sans crampons peut être parfaitement étanche, une chaussure à pointes peut ne pas l’être du tout. Les deux lignes sont indépendantes et se vérifient séparément.

    Le confort, lui, n’est pas un argument creux : c’est le seul qui se décide en magasin. C’est aussi le seul qu’aucune fiche ne saura vous dire. Essayez en fin de journée, pied légèrement gonflé, avec la chaussette que vous jouerez, et marchez dans le magasin plus longtemps que vous ne le feriez pour une paire de ville. Ce qui gêne au bout de dix minutes sera insupportable au quinzième trou.

    Le composant qui suit range ces trois arguments à leur place : sur quatre reproches courants faits à une paire de chaussures de golf, un seul relève de la semelle d’usure.

    La chaussure en coupe

    Ce que la semelle décide, et ce qu'elle ne décide pas

    Le reproche que vous faites à votre paire

    ← Glissez pour voir toute la coupe →

    Le montage, de haut en bas Tige Membrane imperméable Doublure et semelle de propreté Semelle intermédiaire Semelle d'usure le pied le gazon

    Sur quatre reproches courants, un seul se règle par le type de semelle. C'est la raison pour laquelle « avec ou sans crampons » est une question trop courte pour choisir une paire — et une bonne question pour choisir une adhérence.

    Idéal pour : Entretenir une enduction fatiguée, avant que la membrane ne travaille seule

    Imperméabilisant pour chaussures de golf

    4.0/5 notre avis
    • Rend à une tige son effet perlant, ce qui soulage la membrane
    • S'applique en deux minutes sur une chaussure propre et sèche
    • Utile aussi sur une paire de ville, donc jamais perdu

    Le défaut : Il ne répare pas une membrane percée ni une couture ouverte : si l'eau entre déjà, il ne fera rien du tout. Et il doit être adapté à la matière de la tige — un produit pour cuir pleine fleur sur un textile technique peut en boucher la respiration.

    Budget indicatif

    Quelques euros le flacon — indicatif

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    Idéal pour : Ne plus laisser une paire humide dans une poche fermée

    Sac à chaussures de golf ventilé

    4.1/5 notre avis
    • Sépare les semelles sales du reste du sac, ce qui est déjà beaucoup
    • Les aérations évitent l'humidité enfermée qui attaque les collages
    • Permet de se changer à la voiture sans salir le coffre

    Le défaut : Ce n'est pas un séchoir : une paire trempée doit sortir du sac et sécher à l'air, loin d'une source de chaleur directe. Un modèle non ventilé, ou simplement laissé fermé, aggrave le problème qu'il prétend régler.

    Budget indicatif

    Une poignée d'euros — indicatif

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    Ce que je mets aux pieds, et ce que je garde dans le coffre

    Une paire moulée pour la saison sèche et le practice, une paire à pointes pour l’automne, et les deux durent plus longtemps que si elles faisaient tout.

    Si je ne devais en garder qu’une, ce serait la paire à pointes, et pour une raison qui n’a rien à voir avec l’adhérence : c’est la seule dont l’adhérence se répare. Je perdrais du confort sur les parties d’été, je garderais la possibilité de récupérer une chaussure dont le dessus est encore bon. Sur un parcours plat qui sèche vite et une saison courte, l’arbitrage s’inverse sans discussion, et la moulée gagne.

    Ce qui reste dans le coffre, en revanche, ne se discute pas : la brosse, un jeu de pointes de rechange avec sa clé, et des chaussures de ville. Les trois coûtent ensemble moins qu’une paire, et ce sont elles qui décident de la durée de vie du reste.

    Un dernier point pour situer ce que les Règles encadrent, puisque c’est la question qui revient le plus souvent. Les Règles du golf consacrent leur règle 4 à l’équipement du joueur — les clubs, la balle, le matériel autorisé —, et la chaussure y est traitée très largement comme un vêtement. L’interdiction des pointes métalliques, là où elle existe, vient du règlement intérieur du parcours, pas des Règles : c’est à l’accueil qu’on la vérifie.

    Reste la question que la chaussure ne règle pas, et qui décidera de bien plus de parties qu’elle : la manière dont votre sac voyage, et donc la distance que vous couvrez réellement à pied. Elle est traitée dans l’article sac de golf trépied ou chariot, et dans le comparatif des chariots électriques de golf pour qui ne veut plus porter du tout. La réponse change ce que vous demanderez à vos semelles : un joueur qui ne porte rien sollicite moins son appui à la marche, et beaucoup plus au moment du geste.

    Questions fréquentes

    Chaussures de golf sans crampons avis : que retenir après plusieurs saisons ?
    Excellentes tant que le relief est net, finies le jour où il ne l'est plus. C'est tout l'avis, et il tient à un détail de construction : sur une semelle moulée, l'adhérence est un stock que rien ne recharge. Sur un gazon sec ou simplement humide et plat, elles ne cèdent rien à une semelle à pointes, et elles sont nettement plus agréables sur quatre heures de marche. Mais quand les arêtes s'arrondissent, il n'y a rien à dévisser : la paire est à remplacer, même si le dessus est impeccable. La question à poser au rayon n'est donc pas « sans crampons ou à pointes », c'est « cette adhérence se remplace-t-elle ? ».
    Une semelle sans crampons tient-elle sur l'herbe mouillée ?
    Sur de l'herbe mouillée et un sol qui reste portant, oui, à condition que le relief soit en bon état. Ce qui la met en défaut, c'est le sol détrempé en dévers : la couche de racines gorgée d'eau glisse sur la terre, et un relief qui ne fait que s'y appuyer part avec elle. Une pointe traverse cette couche et va chercher ce qui ne bouge pas. Si votre parcours est souvent dans cet état — argile, automne long, greens en talus —, c'est cette situation-là qui doit commander le choix, pas la moyenne de l'année.
    Combien de temps dure une paire de chaussures de golf sans crampons ?
    Elle ne se compte pas en parties mais en surfaces traversées. Le gazon use très peu le relief ; le parking, les chemins en dur, le trottoir jusqu'au club-house et le tapis du practice l'usent beaucoup. Deux joueurs qui font le même nombre de parcours peuvent donc avoir des semelles dans un état très différent, et c'est pour ça qu'aucune durée de vie ne figure sur une fiche produit. Le seul relevé qui vaut est visuel : retournez la chaussure et regardez si les arêtes du relief sont encore vives ou déjà arrondies.
    Peut-on jouer au golf en baskets de running ?
    Techniquement rien ne l'interdit dans les Règles du golf, qui encadrent les clubs et la balle bien plus que la chaussure. En pratique, deux choses s'y opposent. Le règlement intérieur du club, d'abord, qui peut exiger une chaussure de golf ou au moins une semelle non marquante. La mécanique ensuite : une semelle de running est dessinée pour un mouvement d'avant en arrière et ne tient pas latéralement, alors que le golf est une rotation exécutée debout. Un pied qui part au démarrage dégrade toute la séquence, et on passe ensuite des mois à corriger un défaut de bras qui n'en était pas un.
    Les crampons métalliques sont-ils interdits ?
    Pas par les Règles du golf, mais par les règlements intérieurs, et c'est aujourd'hui la situation de la très grande majorité des parcours : les pointes métalliques abîment les greens et les sols de club-house. Ce qui subsiste, ce sont les pointes dites souples, en polymère, vissées dans des logements filetés. Quand on parle de « chaussures à crampons » au rayon, c'est de celles-là qu'il s'agit. Avant d'acheter des pointes de rechange, vérifiez le type de filetage de vos logements : il n'est pas unique, et une pointe au mauvais pas ne se visse pas.
    Comment faire durer une semelle de golf plus longtemps ?
    Trois habitudes, et aucune ne coûte quoi que ce soit. Se changer à la voiture plutôt que d'arriver chaussé de chez soi : le bitume et le béton usent le relief bien plus vite que le gazon. Brosser la semelle au retour, parce que la terre tassée entre les reliefs supprime la moitié de la prise utile sans rien user. Et sortir les chaussures du sac au lieu de les y laisser humides, ce qui attaque les collages entre la semelle intermédiaire et la semelle d'usure — un décollement arrive souvent avant que le dessus ne soit abîmé, et il ne se répare pas durablement.
    Vaut-il mieux avoir deux paires, une sans crampons et une à pointes ?
    C'est la solution que choisissent beaucoup de joueurs qui jouent toute l'année, et elle est rationnelle : la paire moulée pour la belle saison et le practice, la paire à pointes pour l'automne et les parcours vallonnés. Elle a surtout un effet secondaire utile, qui est d'allonger la vie des deux. Elle n'a de sens que si vous jouez réellement dans les deux conditions ; sur une saison courte et un parcours plat, une seule paire bien choisie et bien entretenue est un meilleur emploi de l'argent qu'une deuxième paire d'appoint.

    Qui a écrit cet article

    Baptiste S.

    Fondateur et rédacteur · bs-media

    Je joue en amateur, le week-end, avec l'index de quelqu'un qui progresse par paliers et régresse à chaque hiver. Ce site est né d'un constat simple : sur le matériel et les services autour du golf — simulateurs, fitting, séjours — presque tout ce qu'on lit en français est écrit par quelqu'un qui vend le produit. Je publie ici ce que j'ai testé, mesuré ou fait chiffrer, avec les chiffres et les devis. Je ne suis pas enseignant : dès qu'il s'agit du geste, je renvoie à un pro.

    • Je teste avant d'écrire, ou je dis clairement que je n'ai pas testé.
    • Je nomme ce qui ne vaut pas son prix, y compris quand ça se vend très bien.
    • Aucun tarif n'est donné comme définitif : les fourchettes sont indicatives et datées.
    • Sur le geste et la technique, je renvoie à un enseignant. Ce n'est pas mon métier.

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